Jean Sarkozy est une victime collatérale des déboires de Frédéric Mitterrand.
En effet, depuis que ce dernier a déclaré que du côté de chez Fred c’est les gosses de quarante ans qu’on préfère, la jeunesse n’a plus la cote.
Dans le même temps, le fait que le patron de Veolia devienne patron de EDF tout en restant à Veolia fait beaucoup moins de bruit, surtout pas du coté des cumulards du conseil d’administration parmi lesquels Daniel Bouton, Louis Schweitzer… Tous vieux, tous irréprochables. La voix de la sagesse. Il est vrai que coucher avec ces gens là doit ouvrir quelques portes…
Vivent les vieux donc. Les jeunes, surtout les filles de treize ans qui posent pour Vogue, sont justes bons à droguer et à sodomiser.
Je n'ose imaginer ce qu’Alain Finkielkraut inflige aux filles qui posent pour Penthouse.
Il peut faire ce qu’il veut du moment qu’il en fait un livre. Lorsqu’on s’appelle Mitterrand, que son âme est belle et torturée par des démons (ça c’est de la littérature, non ? ) on peut soulager sa conscience en écrivant, qui un livre, qui un film. Parfois, on vient vous demander des comptes sur ces écrits. Mais comment ? C’est de la fiction, c’est un narrateur qui parle !
Les reproches viennent plusieurs années après la parution ? Pourquoi s’étonner qu’un leader du front national mette plusieurs années à lire un livre ?
Pourquoi feindre s’étonner que Frédéric Mitterrand, de la famille d’un Président, de la famille de la télévision, ami des artistes et des saltimbanques et personnage sympathique qui plus est, n’ait reçu que des critiques élogieuses à la sortie de son livre ?
Et non, Alain Finkielkraut, ce ne sont pas ces français omniscients qui ont donné la palme d’or à Polanski, mais un jury d’une douzaine de personnes… Votre grand age vous fait perdre la tête sans doute.
Place aux jeunes Jeans…
jeudi 29 octobre 2009
Contre le tourisme sexuel gérontophile
mercredi 3 septembre 2008
L'art du montage
Plusieurs mois après avoir visionné le film de Serge Moatti sur Mitterrand à Vichy, je reviens sur un passage qui m’avait perturbé et amusé. Le film lui même n’est en rien mémorable, d’ailleurs j’ai à peu près tout oublié et alors que j’avais gardé en mémoire quelques éléments glanés il y a une dizaine d’années lors de ma lecture du livre de Pierre Péan, le film réussit l’exploit de m’embrouiller la tête. Bref, je ne me souviens aujourd’hui pas plus du livre que du film si ce n’est que le mélange d’images d’archives et d’images tournées par Moatti est cruel, tant les plans de Moatti étaient insignifiants. Moatti les trouvait-il pourtant supérieurs aux images d’archives pour qu’il se sente le droit de manipuler ces dernières. Regardez les images et vous verrez qu’à la toute fin du film, Moatti a placé des images tournées dans un camp. Or admirez bien le cycliste qui pédale à l’envers lors d’un panoramique. Moatti l’a-t-il fait exprès ou n’a-t-il pas supervisé le montage et n’a-t-il pas revu le film avant de le présenter au public ?
Des soldats traversent l’allée d’un camp, ils viennent de l’arrière gauche du plan pour arriver à l’avant droit. Pour que le plan suivant soit monté harmonieusement, Moatti voulait sans doute un panoramique à droite. Pour ce faire, lorsque vous avez entre les mains un pano gauche, votre grande morale de cinéaste, votre honnêteté intellectuelle sont vos seules guides. Vous montez donc le plan à l’envers. Vous obtenez ainsi votre Panoramique vers la droite. Vous avez ainsi correctement enchaîné vos deux plans comme on vous l’a appris à l’école.
Moatti mérite un bon point. Mais que se passerait-il si quelqu’un comme Siné, ou encore Dieudonné manipulait des images de camp de la mort ? Que dire aux imbéciles qui nient la réalité des camps de concentration si l’on manipule soit même les images, et dans un film diffusé par le service public ? Le caprice esthétique de tel ou tel prévaut-il sur l’archive historique ? Dans ce cas pourquoi pas un peu de couleur, pourquoi pas des images accélérées comme dans Benny Hill, avec des rires en fond sonore ? (Personnellement je ne suis pas contre, faut voir le résultat)
Il ne faut pas accabler le pauvre Moatti, il n’est que le reflet d’une société qui prend ses aises avec l’histoire, la vérité. Lui même, on l’a découvert, est un piètre monteur. Même ses montages financiers se cassent la gueule, privant le public, d’après Télérama, de l’émission qui devait être la meilleure de la rentrée…